L'ancien village de Luingne en 1408
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Les événements politiques
C’est le siècle des ducs de Bourgogne.
Au (premier) traité d’Arras, du 21 septembre 1435, Philippe Le Bon, jusque là notre comte de Flandre, se dégage de son état de vassal du roi de France Charles VII et devient notre souverain. Dès lors, tout en se situant dans le comté de Flandre, Luingne fait partie d’un ensemble de provinces que le duc de Bourgogne a rassemblées et qui portera plus tard le nom de Belgique[xxx]. Toutefois, Charles VII se réserve Tournai et le tournaisis, empêchant de la sorte ce bailliage d’être intégré à l’époque dans les possessions bourguignonnes. Ce voisinage français, attendu que Lille et sa châtellenie sont toujours propriété du duc, vaudra de sérieux ennuis à notre région vers la fin du siècle.3.2. La vie féodale[xxxi]
Un parchemin daté du 20 juillet 1408 concerne la juridiction de la cour féodale à Luingne[xxxii].
Les de Croix, dits de Durmez, seigneurs de Durmez occupent encore durant un certain temps la ferme de Drumes.
Les de le Bare (de la Bare à partir de 1500), Tiercelet et son fils Oste, quittent l’hostel des heyes (la ferme des Haies) vers 1422. Leurs successeurs Cornille puis Antoine interviennent dans la vie politique et militaire de la Flandre.
Nous observons les premières mentions des seigneuries de Tombrouck, du Rieu (de Rieuwe), de la Bassée, de la baronie de Nevele qui possède des terres à Luingne tandis que les familles de Berlemont, Vander Gote et Van Outryve occupent tour à tour la seigneurie de la Bourgerie.
3.3. Quelques personnes, le nombre d’habitants
En 1420 Jeanne Frisarde vend des terres de Luingne à Eustache Salembien qui les revend en 1435 à l’office du réfectoire de la cathédrale de Tournai. Maître Richard Bonhomme, écolâtre, possède une dîme à Luingne qu’il cède à l’office du réfectoire du chapitre de Notre-Dame de Tournai pour la fondation de son obit en 1462.
En 1469 on compte 56 feux à Luingne dont 12 pauvres. Si l’on compte cinq personnes en moyenne par feu, la population luingnoise s’élèverait alors à 280 personnes parmi lesquelles un cinquième d’indigents[xxxiii].En 1478 Guillaume Loigne est carpentier à Luingne.