L'ancien village de Luingne en 1230
1695 1700 1728 1740 1800 1814 1830 1840 1850 1860 1870 1880 1890 1900 1910 1914 1918 1920 1930 1940 1944 1945 1949 1950 1951 1952 1953 1954 1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962 1963 1964 1965 1966 1967 1968 1969 1970 1971 1972 1973 1974 1975 1976 1977 1978 1979 1980 1981 1982 1983 1984 1985 1986 1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Au Moyen Age, dès que les autochtones luingnois ont pu organiser la défense contre les envahisseurs de toutes espèces, de grandes fermes entourées d’eau ont vu le jour; c’est en ces temps reculés qu’il faut probablement trouver l’origine des censes de la Bassée (actuelle ferme Goemaere), de Blommerie (actuelle ferme Pattyn), de Bourgerie (actuelle ferme Renard), de Drumes (actuelle ferme Dumortier), des Haies (actuelle ferme Wyseur) et de Plancque (actuelle ferme Danel).
En 1117, une charte concernant principalement Dottignies est signée par un certain Ernulfus da Luina[xiv]. En 1190, Gosselinus est curé de Luingne et d’Herseaux; pour vivre, il jouit d’un tiers de dîme appelé « autel » qu’il prélève sur les deux paroisses[xv]. En 1200, deux habitants de Luingne payaient des rentes au seigneur de Mouscron, il s’agissait de Thiedron en Luigne et de ly bries des Haies[xvi]. En 1230, Perona de Luigne est signalée dans un cartulaire de l’église collégiale de Notre-Dame de Courtrai[xvii]. En 1243, Jean (II), chevalier, seigneur de Croix, Flers, Durmez, époux de Jeanne Maigret, possède la terre et seigneurie de Durmez, à Luingne, l’actuelle ferme de Drumes occupée actuellement (1994) par Alphonse Dumortier. En 1289, son fils Olivier, premier nommé, de Croix, dit de Durmez, et son épouse Agnès de l’Anglée commencent la branche cadette des de Croix, dite Durmez, et résident un temps au « château de Durmez » à Luingne. Leurs descendants y résideront également et seront, pour une partie, inhumés en l’église de Luingne[xviii].En 1271, l’hôpital Notre-Dame de Courtrai s’engage à doubler la rente qu’il doit au chapitre Saint-Pierre de Lille pour une terre qu’il possède à Luingne.
En 1277, Isabelle de Hestrud donne 200 livres par testament à sa fille Catherine à prendre sur la paroisse de Luingne[xix]. En 1278 il est question de Rogier de Longne ou Rogerus de Lunge dans un cartulaire de Flines et un autre de l’église collégiale Notre-Dame de Courtrai[xx].