
- Le 20 octobre 1848, le conseil communal de Luingne élabore un règlement concernant la fermeture journalière des débits de boissons. Il stipule que dorénavant les officiers de police chargés de surveiller l’exécution des règlements sur la fermeture des cafés et cabarets pourront après l’heure de la retraite exiger l’entrée des locaux spécialement affectés au public
[11].- Dans sa séance du 19 novembre 1904, le conseil communal décide qu’une taxe sera appliquée à Luingne sur les nouveaux cafés et l’amorce du texte régissant cet ordre
[12] Vu le nombre toujours croissant de débits de boissons dans cette localité..montre combien le problème de la prolifération des cabarets frappe nos édiles..- Quelques années plus tard, en 1907, l’administration communale met un règlement au point qui vise plus spécialement l’hygiène dans les cabarets : 1° La place où se trouve le comptoir et où les boissons se débitent doit avoir 25 m2 minimum. 2° La seconde place, destinée aux usages domestiques, et obligatoire, doit avoir au moins 15 m2. 3° Ces deux pièces doivent se trouver au rez-de-chaussée et être séparées par une maçonnerie, une communication pouvant être établie à l’aide d’une porte. 4° Il faut une cour qui mesure au moins 1/4 de la surface bâtie
[13].A lire ce texte qui s’achève par ce rappel ... le nombre toujours croissant de débits de boissons dans cette localité... , on se rend compte que l’augmentation plus que substantielle des cabarets n’a pas fini de préoccuper nos élus communaux.
- Et les amusements continuent de plus belle dans ces nombreux cafés; la musique, marquant la cadence enrobée de boisson, s’y engoufre à pleins flots d’orgues et autres instruments populaires.
Le conseil communal se demande, en sa séance du 12 novembre 1909, ... s’il n’y a pas d’utilité à établir une taxe sur les jeux d’orgue et autres instruments de musique dans les cabarets
[14]. On est perplexe, peu inspiré, et on remet la réponse à plus tard.- Celle-ci surviendra le 27 mai 1913 sous forme de Règlement, tarif de la taxe sur les divertissements publics : musique en public, bals, concerts suivis de bal, fêtes dansantes. [... ...] Sont exemptés de taxe les dimanche, lundi et mardi de kermesse communale ainsi que ces mêmes jours de kermesse dans les hameaux dont la délimitation est déterminée par délibération de ce jour.
[15] Suit le règlement de police sur les salles de danse, les cafés chantants et les bals publics.- A noter qu’en 1914, dans la plupart des cabarets luingnois, la chope se payait 0,10F
[16].- La Grande Guerre amène de nombreuses restrictions : à partir du 22 juillet 1916 il fut interdit ... 7° De débiter dans les estaminets après 10 h du soir. Beaucoup de cafés furent fermés par les Allemands le 31 octobre 1916
[17].