Luingne en 1840

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De 1795 à 1870

- Trois ans plus tard, on apprend que la "maison commune" de Luingne est occupée par Jean-Baptiste Stock (ou Stocq), sur la place[36]. Celui-ci exercera la profession de cabaretier au moins jusqu’en 1842. S’il n’a pas déménagé, son domicile se situait - d’après le plan Popp (+/- 1845) - à l’intersection des rues du Village et de la Liesse[37].

- En 1798 Jean-Baptiste Rucquoy est également cabaretier à la place de Luingne[38]. On a donc enfin deux débits de boissons sur la place depuis cette époque.

- Environ à la même époque, François Vanhoutte tient un cabaret à Luingne. Henriette Joseph Dillies, veuve de Jean-François Hauwel, accorde le bail de ce cabaret à Joseph Nicodème Cannaert, d’Aalbeke, le 21 thermidor an XIII (9 août 1805).

Ce cabaret est le café de "La Briqueterie"; chaussée de Dottignies, fermé en 1991[39].

- En 1807 un certain Mercier est cabaretier à Tombrouck.

- En 1814 on recense cinq marchands de bière (bierverkopers) tous dans la section 1 qui comprend la place et les rues du Village, de la Liesse, Curiale et du Crombion. Ce sont Jean-Baptiste Stock, Charles Lecroar, Louis Parent, Aimable Dujardin et Charles-Louis Selosse. Il y a un "distributeur" de bière (bierverdeler) qui est Alexandre Lefebvre, à la chaussée de Dottignies[40].

- En 1814 - 1815, une confrérie de tir à l’arc existe chez Jean-Baptiste Stocq à la "maison commune"; de même chez Alexandre Lefebvre qui possède un café au Bosquet et qui est à l’origine de la ducasse de cabaret qui porte son surnom : "ducasse Zante"[41]. Ce débit de boissons se situait à l’emplacement de l’actuel (1994) restaurant "Le Bosquet".

- Peu à peu le nombre de cabarets "officiels" ne reste plus bloqué à quelques rares unités.

L’atlas cadastral, appelé "Plan Popp", signale quatre cabaretiers propriétaires à Luingne entre 1834 et 1847. Ce sont :

     Jean Dekimpe, parcelles C56, C75, C112, au Blanc Ballot;

     Isidore Prevost, parcelles A101-102, rue de la Liesse, face à la rue R. Lagast;

     Charles Selosse, parcelles A77-78; A160; A217bis, 218, 218bis; B22; B25, qui habitait probablement à l’angle des rues du Crombion et Curiale;

     Henri Vanhoutte, parcelles A201, 203a, au café "La Briqueterie", chaussée de Dottignies, fermé en 1991.

Ces cabaretiers sont particulièrement aisés, ils possèdent plusieurs parcelles, entre autres la veuve Charles Selosse qui est propriétaire de trente-huit parcelles numérotées de ce plan cadastral, soit quinze habitations (maisons ou fermes) sur un total de 9 ha 66 a 96 ca. Son mari était également boulanger.

A cette liste il faut ajouter, pour être complet, les cabaretiers locataires de leur établissement : ainsi, par exemple, celui qui habite le cabaret "Bernoville" et le cabaret "Blanc Balo"[42].

- Queqlues enseignes de cabarets nous sont connues en 1846 : le "Blanc Balot", le "Chêne-Dubus" et "la Liesse" qui ont d’ailleurs donné leur nom au hameau ou quartier qui les environne[43].

- Quant à l’Atlas des communications vicinales, il signale comme cabaretière la veuve d’Alexandre Lefebvre habitant à la chaussée de Dottignies, à l’actuel n°101, et le cabaret dit "la maison blanche" à l’actuel n°20 de la rue de la Malcense[44].

Jean-Baptiste Lefebvre perpétue la ducasse que son père a instituée en son estaminet, au Bosquet, à cette seule différence qu’à partir de 1857 cette réjouissance aura lieu le premier dimanche de septembre en souvenir de la consécration de la nouvelle église qui se déroula le 1er septembre 1856[45].

- A la suite du décès de Jean-Louis Selosse, répartiteur du droit de patente pour la commune de Luingne, Henri Vanhoutte-Glorieux, marchand cabaretier, est élu à ce poste le 27 novembre 1864. Un bail de trois ans à cette charge lui sera encore renouvelé le 14 décembre 1874.

Un remplacement semblable s’effectue le 20 décembre 1866. Jacques Stock, marchand cabaretier à Luingne, est nommé répartiteur du droit de patente pour ladite commune de Luingne, succédant ainsi à son frère Pierre François décédé[46].

Avec ces deux derniers se clôt la liste des cabaretiers luingnois connus à ce jour jusqu’en 1870.