Luingne en 1817

1695     1700      1728     1740    1800    1814    1830    1840    1850    1860    1870    1880    1890    1900    1910    1914    1918    1920    1930    1940    1944    1945    1949    1950    1951    1952     1953    1954    1955    1956    1957    1958     1959    1960    1961    1962    1963    1964    1965    1966    1967    1968    1969    1970    1971    1972    1973    1974    1975    1976    1977    1978    1979    1980    1981    1982     1983    1984    1985    1986    1987    1988     1989    1990    1991    1992    1993    1994    1995    1996    1997    1998    1999    2000    2001    2002    2003    2004    2005    2006    2007    2008    2009    2010    

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Les statistiques pour la commune de Luingne en 1817[1]

- Les habitants de la commune sont catholiques.

- La population a augmenté de 100 âmes en dix ans par le fait qu’il y a eu plus de naissances que de décès.

- Les animaux domestiques sont au nombre de : 53 chevaux, aucun boeuf, 6 ânes, 289 vaches, 125 moutons.

- La superficie de la commune est de 380 bonniers 10 verges, soit 547 hectares 8 ares 40 centiares.

- Les espèces de plantes qu’on préfère y cultiver sont : les grains de blazé froment, seigle, colza, camomine, orge et avoine.

- Les prix moyens sont :

     14 florins l’hectolitre de blazé froment,

     8 florins l’hectolitre de seigle,

     12 florins l’hectolitre de colza et de camomine,

     9 florins 10 cents l’hectolitre d’orge et d’avoine.

- Il n’y a ni bois ni futage ni taillis.

- Il y a un peu d’arbres fruitiers. Les fruits servent à la consommation des habitants.

- Les prés ou pâturages sont de 70 hectares 20 centiares et divisés en trois classes :

- 1ère classe : 15 hectares

- 2ème classe : 39 hectares

- 3ème classe : 16 hectares.

Le prix commun d’un hectare de chacune de ces classes est de :

- 1ère classe : 1500 florins

- 2ème classe : 1200 florins

- 3ème classe : 900 florins.

- Il n’y a aucune carrière ni tuillerie.

- Comme habitations, il y a 256 feux, 10 petites fermes ...[2].

- Les landes de bruyères ou de fougères sont inexistantes ainsi que des terres marécageuses ou en friches.

- Il y a trois moulins à vent dont deux à moudre le blé et un à l’huile valant 500 florins chacun.

- La commune compte comme homme de métier :

50 ouvriers tisserands,

6 cabaretiers,

4 tailleurs,

3 boulangers,

2 maréchaux,

1 charron.

- Les matières premières servent à la consommation des habitants et le surplus se vend aux marchés de Courtrai, de Dottignies et Mouscron.

- Les commerçants sont au nombre de huit :

4 marchands d’épiceries en détail,

3 marchands de lin en paquet,

1 marchand de graisse.

- Il existe une filature de cotton à 40 ouvriers.

- Les terres agricoles sont divisées en trois classes :

Première classe :   33 hectares 20 centiares,

Deuxième classe :             320 hectares,

Troisième classe : 124 hectares 8 ares,

TOTAL :     477 hectares 8 ares 20 centiares.

Le prix moyen d’un hectare de ces terres est de 1400 florins (première classe), 1200 florins (deuxième classe), 800 florins (troisième classe).

- Au point de vue social.

Des tisserands ont transporté leurs métiers sur le territoire français et fabriquent pour le compte des négociants de ce pays parce que le gain y est plus grand.

Les ouvriers sont mieux payés par les négociants français que par les belges.

Pour le travail ordinaire on trouve facilement des ouvriers à la journée.

Il ne vient pas d’ouvriers étrangers pour la récolte ou pour tout autre travail.

Le prix de la journée d’un ouvrier est de 35c. et la nourriture.

- Au point de vue santé.

Les maladies les plus communes parmi les habitants sont les fièvres sillensa et putride.

Aspects physique et humain de Luingne vers 1820

Dans un environnement à cent pour cent rural, une coutume textile se perpétue à domicile à l’aide du métier à tisser manuel (otil) et du rouet (car à filer, car à babégner).

La plupart des habitations sont des fermettes (louages) disséminées et entourées de terre fertile qui fournira de quoi survivre à la famille comprenant en moyenne quatre à cinq personnes[3]. Un petit nombre de maisons se groupent autour de la place. Le paillotis des murs et le chaume du toit constituent le matériau habituel de ces modestes demeures. A part sept ou huit censes médiévales reconstruites au siècle précédent, aucun immeuble, sauf l’église et peut-être la cure, n’est bâti entièrement en pierres ou en briques[4].

Une route pavée traverse le village, elle relie Mouscron à Dottignies et au-delà, de part et d’autre, Menin à Tournai.

L’église, vieille de quatre siècles, dont l’intérieur a été réaménagé suite aux déprédations républicaines, a vu ses traits immortalisés par les pinceaux de l’aquaréliste courtraisien Serafijn Vermote en 1813. Sa réfection constituera un des principaux soucis des édiles communaux, sujets du roi Guillaume Ier d’Orange.

La santé de nos ancêtres, dont la moyenne de vie est bien plus basse qu’actuellement, est prise en charge par quelques médecins de villages voisins. Il y a Crombeke père, de Mouscron, et Degand de Dottignies.

Le taux de mortalité infantile reste très élevé et les décès en couche sont fréquents; en janvier 1820, par exemple, huit enfants meurent en quelques jours; environ la moitié du nombre de décès entre 1812 et 1834 sont ceux d’enfants de zéro à neuf ans. En moyenne une mère meurt tous les deux ans des suites d’accouchement : onze en vingt-trois ans. Cela n’empêche pas le village de connaître un centenaire, en effet, Simon Crunaire meurt en 1827 âgé de cent ans.

Changement d’obédience

En mars 1814, suite à leurs revers militaires, les armées françaises doivent évacuer le territoire belge que les Alliés administrent momentanément. Le 31 juillet 1814, Guillaume Ier d’Orange devient gouverneur général de Belgique puis, le 16 mars 1815, prend le titre de roi des Pays-Bas.

Quinze jours auparavant, le retour de Napoléon de l’île d’Elbe (1er mars 1815) plonge à nouveau la région dans l’anxiété d’une reprise de la guerre comme il y a vingt ans, mais cette fois dans le sens opposé. Les Alliés occupent la route Courtrai-Tournai tandis que le général français Nicolas Joseph Maison se tient à Tourcoing; des passages d’armées entrecoupés d’escarmouches remuent la commune et se répètent jusqu’après la bataille de Waterloo (18 juin 1815). Finalement la tension s’apaise, la situation se calme et les Luingnois s’en rendent compte car le lundi 18 septembre 1815 on célèbre la messe pour le bien Etre du paÿs[5].

L’administration communale

Un conseil communal dirige la commune, il se compose d’un bourgmestre, de deux échevins et de quatre conseillers; on l’appelle "conseil de régence", terme qui n’aurait dû être usité que dans les villes mais qui apparaît cependant constamment dans les comptes rendus des délibérations qui nous sont connus depuis 1820. Le titre d’échevin est remplacé à partir du 8 septembre 1825 par "assesseur" et ce jusqu’en 1836.

Les membres du conseil communal doivent payer le cens d’éligibilité, leur mandat dure six ans et est renouvelable par tiers tous les deux ans, le terme des deux premiers tiers amène la sortie d’un échevin, le troisième celle du bourgmestre.

Un receveur communal est nommé le 27 avril 1825, il s’agit de Louis Du Bus[6]. Le garde champêtre, Félix Joseph Nuttin, 60 ans en 1829, est toujours vaillant au poste depuis trente ans et est reconduit dans ses fonctions le 12 septembre 1829[7].

La langue nationale

Dès 1819 Guillaume 1er d’Orange impose le néerlandais dans les provinces belges flamandes. Luingne, qui se situe en Flandre Occidentale, province flamande, est touché directement par la politique linguistique du souverain. Les registres des délibérations du conseil communal (de régence) que nous possédons à partir du 30 novembre 1820 sont rédigés en néerlandais depuis le 23 octobre 1823 avec traduction ajoutée, puis en néerlandais uniquement à partir du 28 janvier 1824 et ce jusqu’au 16 février 1830 inclus. Le premier texte en français y réapparaît le 24 juillet 1830, donc bien avant les journées de Septembre, prémices de notre indépendance.Ce fait banal peut constituer une preuve que le roi a sans doute finalement cédé aux demandes émanant de la région car il y eut des mouvements d’opposition à cette loi. En voici deux. D’abord, le baron De Loen, gouverneur de la province, après enquête personnelle sur les lieux, déclare : J’ai pris parti de me rendre en personne sur toute la partie avoisinant la France et la province de Hainaut et je me suis assuré par moi-même que les communes de Bas-Warneton, Dottignies, Herseaux, Luingne, Mouscron, Reckem, Espierres, Helchin, la langue flamande y est absolument inconnue[8].

Ensuite, le 15 mai 1822, le conseil communal (de régence) de Luingne présidé par le bourgmestre Prime Félicien Hocedez, réagit vivement en envoyant une Adresse à Sa Majesté le Roi pour ne pas employer la langue flamande que voici : Depuis l’existence de la commune confiée à nos soins, ses habitants n’ont jamais parlé d’autre langue que la langue Wallonne qui forme le seul langage des naturels, qui leur fut transmis de génération en génération et qu’ils apprirent en naissant.

Jamais la langue flamande ne fut en usage dans cette commune et c’est une vérité que nous pouvons avancer sans craindre d’être contredits qu’elle y est inconnue et ignorée.

La commune de Luingne, quoiqu’elle fît de toute ancienneté partie de la châtellenie de Courtrai, n’avait cependant d’autres rapports avec la Flandre; elle tenait par son langage, par ses habitudes, par son caractère à la province de Hainaut ou à la Flandre française. Aussi dans les temps anciens et sous le gouvernement de la Maison d’Autriche, tous les actes, toutes les communications, toutes les relations que la commune avait, soit dans l’action générale avec le gouverneur, soit avec les administrations intermédiaires, soit dans son administration privée, se faisaient en français. Tout autre langage lui était inconnu ou étranger.

Telle est la position de la commune que ni les fonctionnaires publics ni les habitants, personne enfin ne connaît, ne parle ni ne comprend un mot de flamand[9]!

Mais la loi reste la loi et il est ordonné, lors de la réunion du conseil de régence du 27 novembre 1824, de nommer un nouveau secrétaire communal en remplacement de Louis Brunfaut à cause qu’il ne connaît pas la langue nationale.

Le conseil, suivant son bourgmestre, est toutefois résolu de laisser le nommé Brunfaut en place. En effet, le secrétaire ayant l’avantage de posséder un ami qui lui traduira toutes les pièces que l’administration lui soumettra, rien ne l’empêche aux yeux des édiles de poursuivre sa carrière à Luingne. Et le 14 février 1826 Brunfaut est bel et bien reconduit dans ses fonctions[10].

La manie des élections

Durant la décennie 1820-1830 il ne se passe pas un an sans qu’on ait voté pour l’un ou l’autre poste au sein de l’administration de la commune.

Les urnes sont ainsi utilisées le 9 février 1825 pour renouveler un cinquième du bureau de bienfaisance. On vote pour la nomination des électeurs (benoeming der kiezers) les 11 mai 1825, 11 mai 1826, 9 mai 1827 et 8 mai 1829. Cinq "zitters" sont élus pour l’année à venir les 5 novembre 1825, 31 octobre 1826, 3 novembre 1827 et 14 novembre 1829[11].

Rappelons que ces élections sont l’apanage de gens payant une certaine somme minimale de contributions directes.

Les principaux soucis du "conseil de régence"

Alors que l’enseignement ne fait l’objet d’aucune remarque durant les six dernières années du régime hollandais (1824-30), nous retrouvons fréquemment des notes concernant la milice ou la garde civique ainsi que l’état des routes et celui de l’église.

Cette dernière aurait été agrandie en 1825 pour 3000 florins, mais il n’est pas prouvé que ce fut réellement le cas[12].

Les attestations de milice doivent être écrites et cela nécessite la nomination de deux candidats le 27 novembre 1824, le 21 novembre 1827 : Roussel et Stock, le 19 novembre 1828 : Bonte et Delanglez.

Le 5 novembre 1825 un membre du corps de police est nommé pour deux ans et le 11 juin 1828 on nomme trois candidats pour le tirage au sort de la garde nationale.

Les réparations des routes et des sentiers, leur amélioration et tenue en état avec les subsides indispensables ont préoccupé l’administration communale durant cette période qui vit le chemin pavé de Mouscron - Dottignies remis en bon état en 1821 - 1822 avec pose de trois barrières le 4 août 1822. Le régime hollandais s’achève avec le classement dans la catégorie provinciale de cette route pavée qui traverse le village (les actuelles rues du Village, Hocedez, Curiale, chaussée de Dottignies et rue du Chêne du Bus[13]).

L’état de délabrement de l’église inquiète les édiles communanux. Le 10 novembre 1824 on discute de son agrandissement, le 8 avril 1825 on projette toujours de l’agrandir, le 21 mai 1827 des travaux sont prévus. Le 7 novembre 1827 on décide de l’assurer, ainsi que la cure. (N.B. Première mention de contrat d’assurance dans l’histoire de Luingne). Le 23 juillet 1828 il est question de la tour de l’église, on en profite pour résumer tous les projets antérieurs toujours en souffrance concernant cet édifice menaçant de s’écrouler. Enfin, le roi répond le 6 novembre 1828 au rapport du ministre de l’Intérieur et quelque espoir apparaît d’entreprendre des travaux. Il faudra néanmoins encore attendre vingt ans!

Quelques facettes de la vie luingnoise sous Guillaume Ier

Mariage pédagogique

L’école de Luingne était tenue alors par une dame, Rosalie Joseph Vandenbusche, née vers 1793 à Luingne. Le seul indice d’archives qui nous le précise jusqu’à présent est un passage du semainier de l’époque[14] où on lit en mars 1820 : Le lundi suivant la Laetare : ...messe solemnel à l’honneur de St Grégoire par dévotion des écoliers de Rosalie Vandenbeusque à 9 heures.

Cette dame épouse à Luingne, le 8 janvier 1823, Louis Ernest Joseph Parzis, d’Herseaux, qui est très probablement instituteur et qui reprendra la classe de sa conjointe puisque nous lisons aux mêmes sources, en mars 1823 : Le mercredi suivant le 4ème dimanche de carême : messe solemnel à l’honneur de St Grégoire par dévotion des écoliers de Louis Joseph Parzys à 9 heures. Rosalie Vandenbusche mourra des suites de couches le 6 avril 1829[15].

Les chiens

Le 5 novembre 1825 paraît un règlement de police local concernant les chiens.

Beaucoup de ces animaux sont maltraités surtout par usage abusif de l’eau pour les éloigner (jets d’eau) ou pour supprimer les inutiles (noyade). L’article 7 de ce règlement spécifie qu’absolument aucun chien ne peut courir en liberté sur la voie publique. Une taxe de neuf florins est levée sur les lévriers, d’un florin sur les chiens de chasse, braques et "voshonden" (?) ainsi que sur toutes les autres races, sauf les bergers. Un collier est exigé avec le nom imprimé du propriétaire. Une amende de six florins ou un jour de prison seront infligés aux contrevenants.

Une pompe "à incendie"

Une pompe à utiliser en cas d’incendie est-elle nécessaire à Luingne? Voilà une question posée le 5 novembre 1825 aux conseillers communaux. Ceux-ci, après un an et demi et deux ans d’attente, répondent les 11 avril et 19 décembre 1827 qu’elle est inutile vu l’éparpillement des maisons, l’état déplorable des routes vicinales et ... le manque d’eau.

Les sortes de pains et de grains

A partir du 17 avril 1826, voici les différentes espèces de pains que les boulangers devront vendre à Luingne :

     pain de seigle (van enkele rogge),

     pain de blé bluté (van enkele tarwe gebuild),

     pain de blé non bluté (van enkele tarwe ongebuild).

Quant au grain, le 23 novembre 1827, on discute des sortes de grains de céréales que l’août de la même année a produits et de quelle espèce il faudra tenir compte à l’avenir.

Les noyades

Plusieurs personnes s’étant noyées en nageant dans les mares de prairies ou entourant les fermes, dorénavant quiconque sera surpris à pratiquer cet exercice sur le territoire de Luingne encourra une amende de deux florins ou trois jours de prison[16].

Une certaine prospérité

La période hollandaise, une des cibles habituelles de la critique de nos historiens, apporta cependant un réel essor au pays. A Luingne, ce mouvement se manifeste timidement dans l’industrie, par exemple, par l’initiative d’Antoine Joseph Lenencre qui demanda et obtint l’ouverture d’une briqueterie sur son champ situé le long du pavé de Dottignies. L’instruction publique est présente par l’existence d’au moins une classe. Un calme propice au travail semble régner sur le village; on y recherche un certain mieux-être : règlementation sur les chiens errants, les baignades, les sortes de pains, de grains. Autre indice de la conjoncture favorable : la population est passée de 1260 habitants en 1816 à 1320 en 1823, soit 60 personnes de plus en sept ans, sans que rien de spécial n’y attire l’étranger.

Toutefois la vie reste difficile, on ne mange pas de viande tous les jours; c’est si vrai que le législateur religieux des temps de carême braque ses objectifs de restriction sur des aliments plus à la portée des bouches populaires : "Le mercredi des cendres et le vendredi saint il y a abstinence de lait, beurre et fromage"[17].

Le bureau de bienfaisance fonctionne normalement, une rente annuelle de 6 florins 85 c lui est restituée à partir de 1826 suite à une clause testamentaire du marquis Balthasar d’Ennetières, dernier seigneur féodal de Luingne, décédé le 27 janvier 1817.

Les indigents, encore nombreux, manquent du nécessaire et un rôle volontaire pour donner du pain aux pauvres de Luingne est élaboré avec l’aide des fermiers.

1830 n’est pas loin, mais Luingne semble ne pas en avoir cure, ses édiles communaux ne viennent-ils pas d’avoir obtenu récemment satisfaction en pouvant réemployer le français lors des réunions des conseils de régence ?

Les travaux publics signalés au bureau d’enregistrement de Courtrai sous le régime hollandais

Le 10 juin 1817 : réparations à faire par Jacques Vandevenne à Mouscron au mur du cimetière et du presbytère.

Le 26 avril 1821 : adjudication au rabais pour la réparation et conservation du chemin pavé.

Le 26 avril 1821 : adjudication au rabais pour la reconstruction à neuf d’un aqueduc.

Le 26 avril 1821 : adjudication au rabais pour la construction d’un nouvel aqueduc et la réparation de deux anciens aqueducs.

Le 4 mai 1821 : adjudication au rabais pour la construction d’un nouvel aqueduc mitoyen avec la commune d’Herseaux.

Le 29 mai 1821 : procès verbal d’adjudication pour ouvrages à faire en pavage en grès vieux. L’entreprise est faite par Antoine Joseph Moulin à Luingne.

Le 29 mai 1821 : procès verbal d’adjudication pour la reconstruction d’un aqueduc à Luingne, entreprise par Antoine Joseph Moulin.

Le 29 mai 1821 : procès verbal d’adjudication pour construction et réparation d’aqueducs à Luingne par Antoine Joseph Moulin.

Le 7 juin 1821 : procès verbal d’adjudication pour construction d’un aqueduc mitoyen avec Herseaux entreprise par Vandevenne à Mouscron[18].

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[1]        A.P.L., Renseignements statistiques donnés à l’ingénieur géographe GOMBERT par le maire de la commune de Luingne. 28 août 1817.

[2]        Une partie de cette page du document original a été déchirée; elle contenait sans doute d’autres genres d’habitations.

[3]        Lors du recensement de 1814 on compte 1290 habitants pour 284 familles.

[4]        P. HOCEPIED, Souvenirs lointains, texte dactylographié, 1959, p. 1 et A.V.M., A.C.L., Registre des délibérations du conseil de régence 1824-1829 (R.d.c.rég.L.) scéance du 15 novembre 1825.

[5]        A.P.L., Semainier : 1814-1819.

[6]        A.V.M., A.C.L., R.d.c.rég.L., 1824-1829, séance du 27 avril 1825.

[7]        Ibidem, R.d.c.rég.L., 1829-1837, séance du 12 septembre 1829.

[8]        J. DEBAES et R. VANDENBERGHE, op.cit., p. 128.

[9]        Ibidem, p. 129.

[10]       A.V.M., A.C.L., R.d.c.rég.L., 1824-1829, séances du 27 novembre 1824 et du 14 février 1826. Le texte flamand du 14 février 1826 est celui-ci : het voordeel heeft eenen vriend te bezitten die hem op eene omzigtige wijze vertald alle de stukken.

[11]       Ibidem, séances aux dates indiquées dans le texte.

[12]       L. DENDOOVEN, Dit is West-Vlaanderen, p. 1037; L. SLOSSE, Rond Kortrijk, p. 1142; M. WELLENS, Serafijn Vermote, De streek van Kortrijk 1813, p. 92, avancent cette affirmation que P. HOCEPIED, Souvenirs lointains, p. 2, nie résolument. D’ailleurs le registre des délibérations de 1824-1829 ne contient aucune allusion à ces travaux en cours d’exécution ou achevés.

[13]       A.V.M., A.C.L., R.d.c.rég.L., 1824-1829, séances des 24.01.1825, 28.09.1825, 17.03.1827, 19.03.1828, 25.02.1829; et R.d.c.rég.L. 1829-1837, séance du 24.07.1830.

[14]       A.P.L., Semainier : 1819-1823, mars 1820, janvier et mars 1823.

[15]       Ibidem, Registre des baptêmes (1809-1840), des mariages (1812-1834), des décès (1812-1834).

[16]       A.V.M., A.C.L., R.d.c.rég.L., 1824-1829, séance du 21 juin 1826.

[17]       A.P.L., Semainier : 1814-1819.

[18]       A.P.L., Répertoire pour servir au secrétaire de la commune de Luingne, district de Courtrai, province de Flandre Occidentale, à inscrire les actes passés par devant la Régence de cette commune sujette à l’enregistrement.