L'ancien village de Luingne en 1796
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L’état civil
Au début de l’occupation française, les registres paroissiaux sont encore toujours les seules références des actes d’état civil. Le Registre aux actes des baptêmes servant en la paroisse de Luingne, le Registre aux actes de mariages de la paroisse de Luingne et le Registre aux actes de sépulture de la paroisse de Luingne sont tous trois rédigés et signés par le curé Crupelant, le clerc Leman ou les vicaires Delrue d’abord, jusqu’au 17 avril 1794, puis Cuvillier
[41].Survient la loi du 29 prairial, an IV (17 juin 1796) qui ordonne que les registres de naissances, de mariages et de décès doivent être désormais tenus par l’administration civile. Cette mutation apparaît dans les différents registres : le 30 août 1796 est rédigé le dernier acte de mariage du registre paroissial, le lendemain 31 août 1796 ce sera le cas pour l’acte de décès n°32 où la phrase suivante indique le motif de l’interruption : livre arrêté par l’administration municipale du canton de Belleghem le 19 brumaire 5ème année républicaine (22 septembre 1796)
[42], enfin la liste des baptêmes se termine après le n°34, à la date du 1er septembre 1796. Débute alors, le 1er vendémiaire an V (22 septembre 1796), la rédaction du registre : "Naissances de l’an 5 de la République fr... signé par A. Hocedez, officier de l’état civil; on y indique les enfant mâle et enfant femelle. Les actes de décès s’énoncent également dans un style différent et les textes des actes de mariages, à partir du 20 janvier 1798, deviennent exagérément longs tandis que les mariés devaient se rendre en personne avec leurs témoins à la maison commune de Bellegem pour y être unis civilement devant Joseph Jacquart, président de l’administration municipale du canton de Bellegem. Cette nouvelle coutume ne durera que jusqu’en l’an IX (1800), année où Pierre Joseph Leman, faisant fonction d’officier de l’état civil par ordre du maire, préside aux cérémonies civiles de mariage se déroulant à la mairie de Luingne[43]. Quatre ans plus tard Antoine Joseph Moulin prend le relais de cette tâche[44].Pendant ce temps le clergé ne désarme pas et continue à relater les baptêmes et mariages religieux dans un registre annexe de 1798 à 1801, années durant lesquelles l’exercice du culte est suspendu à Luingne. Ce registre contient les notes révélatrices suivantes : acta parochia in Luingne per decursum annorium 1798 – 1799 – 1800 – 1801, puis au n°10: Ce registre est le triple des actes à l’égard de ceux de l’état civil à l’exception d’omissions dans ces derniers
[45].